Une
Semaine franco-brésilienne de l'enseignement supérieur, événement
universitaire majeur de l'Année de la France au Brésil, s'est tenue du
2 au 8 octobre, successivement à São Paulo, Belo Horizonte et Rio de
Janeiro. L'événement était organisé conjointement par le CenDoTeC
(Centre franco-brésilien de Documentation Technique et Scientifique),
l'agence CampusFrance (agence nationale pour la promotion de
l'enseignement supérieur français) et les Services de Coopération et
d'Action Culturelle des Consulats de São Paulo et de Rio de Janeiro.
São Paulo (du 2 au 4 octobre 2009)
La
première étape de l'événement s'est déroulée à São Paulo et a rencontré
un vif succès, avec notamment la tenue d'un colloque "Formations et
métiers du futur" et d'un salon pour les études en France, le plus
grand salon du genre pour l'année 2009 au Brésil, tous pays
organisateurs confondus.
Le 2 octobre dernier, le colloque
"Formations et métiers du futur" a permis le lancement de la Semaine
franco-brésilienne de l'enseignement supérieur par le Commissaire
Général de l'Année de la France au Brésil. Il proposait un dialogue
entre les entreprises et les établissements d'enseignement supérieur,
de la France comme du Brésil, autour de la question des partenariats de
recherche et de formation que l'on peut envisager afin de répondre aux
besoins de recrutement des secteurs à fort potentiel international.
Lors
de ce colloque, trois tables rondes se sont succédées, avec pour thèmes
les grands axes du partenariat stratégique franco-brésilien :
- le développement durable, la biodiversité et l'éco-innovation,
- l'aéronautique et l'aérospatiale
- l'énergie nucléaire.
Dans
le public de 300 professionnels, étaient représentées des
établissements français (ParisTech, Université Paris Sud, PRES
Universud, HEC, ENSAM, ISAE, CEA, Chimie ParisTech), des établissements
brésiliens (Université de São Paulo, Fondation Getulio Vargas, Société
brésilienne d'astronomie, Institut National de Recherche Spatiale,
Institut de Technologies de l'aéronautique, Institut de Recherche
Energétique et Nucléaire, Université Fédérale de Rio de Janeiro), des
entreprises françaises (Alstom, Renault, Thales, Latecoere, Pôle de
compétitivité Astech, EDF, AREVA), et des entreprises brésiliennes (ETH
Bioenergia, Natura, Embraer, Incubaero, Cluster Brazilian Aerospace,
Eletronuclear).
Les
échanges entre les parties française et brésilienne ont révélé une
volonté commune de s'engager en direction de différents types de
dispositifs, comme des fondations d'entreprise, des chaires
universitaires et leur financement par les entreprises, des modèles
transversaux de formation continue pour les personnels, l'attribution
de bourses à des étudiants français et étrangers ainsi que le
pré-recrutement d'étudiants, la participation de salariés de
l'entreprise aux enseignements, ou encore, la mise en place de
dispositifs d'information des étudiants sur les besoins d'une filière
industrielle pour attirer les étudiants en nombre.
Le 3 octobre,
des ateliers sur la coopération universitaire franco-brésilienne ont
permis de débattre, devant un public des responsables des relations
internationales des établissements français et brésiliens, de trois
axes de travail prioritaires :
- les programmes bilatéraux de financement de la mobilité étudiante et la construction de diplômes partenariaux ;
- la recherche d'une symétrie des échanges, et la promotion des établissements brésiliens en France ;
-
les partenariats universitaires pouvant se nouer entre de nouveaux
territoires - régions françaises et Etats brésiliens - et regroupements
locaux - PRES, Pôles de compétitivité, RTRA/RTRS.
De ces
échanges, on peut ressortir quelques propositions ou remarques, comme
"la nécessité de promouvoir fortement la destination brésilienne pour
les étudiants français, tout en développant un réel dispositif
d'accueil du côté brésilien, [...], le nécessaire renforcement du
leadership français au sein de consortiums européens de type
Erasmus-Mundus [...], le souhait de voir se multiplier les accords de
coopération universitaire décentralisée, notamment en direction des
Etats du Nord et du Nord-Est du Brésil et par entrée de nouvelles
régions françaises", selon Thierry Valentin, Directeur du CenDoTeC.
Pour
appuyer les discussions, et constituer un outil utilisable dans les
mois suivants, le Guide de la coopération universitaire
franco-brésilienne a été réactualisé et augmenté (cf. rubrique "Pour en
savoir plus).
Les 3 et 4 octobre, le Salon sur les études en
France, qui s'est tenu à la Biennale de São Paulo, a constitué le temps
fort de l'ensemble de la Semaine. Pour ne citer que quelques chiffres
- plus de 7.800 visiteurs ont été confirmés et enregistrés (au profil essentiellement Master et Doctorat)
-
116 exposants étaient comptés, répartis entre établissements français
(70), PRES (6), établissements brésiliens (20), régions françaises (2,
Rhône-Alpes et PACA), Etats brésiliens (2, São Paulo et Minas Gerais),
entreprises (5, dont Thales, sponsor de la Semaine), associations
représentatives ou institutions publiques brésiliennes (6), partenaires
européens (5, dont la Délégation de la Commission Européenne au Brésil
et le DAAD allemand)
- plus de 250 rendez-vous de recrutement des
écoles françaises, préalablement sélectionnés sur CV, et ce, en plus
des innombrables rencontres sur stand.
La
présence, parmi les stands, des principales universités brésiliennes,
en vis-à-vis des institutions françaises conviées, fut une expérience
inédite et appréciée de tous les participants. Comme le souligne Carla
Ferro, Responsable de la Promotion des études en France au sein de
CampusFrance Brésil et coordinatrice de l'événement, " les 7.800
étudiants et chercheurs qui ont visité le salon ont pu obtenir une
information complète et de qualité en ce qui concerne les parcours
franco-brésiliens de formation supérieure offerts en partenariat ".
Le
Salon aura également permis la tenue de plusieurs réunions entre
établissements français et brésiliens, par exemple entre les
universités de l'Etat de São Paulo et les établissements de la région
PACA. L'engagement des Etats brésiliens, en vis-à-vis des régions
françaises présentes, est un fait à souligner par sa nouveauté.
Belo Horizonte (5 et 6 octobre 2009)
A
la suite de l'étape initiale de São Paulo, un autre temps fort a eu
lieu dans la ville de Belo Horizonte, capitale de l'Etat du Minas
Gerais, qui est un Etat d'importance majeure en terme de formation
supérieure et de recherche.
Le 5 octobre, une visite du campus
de l'Université Fédérale du Minas Gerais (UFMG) était organisée pour
les établissements français intéressés.
La journée du 6 octobre,
au pavillon ExpoMinas, s'est partagée entre une série de rendez-vous
pré-marqués entre des établissements français et mineiros, le matin, et
un atelier sur l'enseignement des biotechnologies, l'après-midi.
Comme
à São Paulo, avec les régions Rhône-Alpes et PACA, des synergies ont
également pu être dressées avec deux autres régions françaises : le
Nord-Pas-de-Calais, signataire d'un accord de coopération décentralisée
avec l'Etat du Minas Gerais, et la Bretagne, signataire avec Minas
Gerais d'une coopération en matière d'innovation technologique.
Rio de Janeiro (7 et 8 octobre 2009)
L'étape
finale de Rio de Janeiro a clôturé la Semaine, avec une programmation
en trois temps autour de l'énergie et de la santé, thématique
stratégique de développement de l'Etat de Rio de Janeiro.
Le 7
octobre, des visites de campus étaient organisées : celui de
l'Université Fédérale de Rio de Janeiro (UFRJ) et celui de l'Université
Pontificale de Rio de Janeiro (PUC-Rio). Ces visites ont permis la
présentation de secteurs d'excellence : le tank océanique et la Coppe
de l'UFRJ ; le Centre d'innovation technologique de la PUC-Rio.
Le
8 octobre, deux tables rondes sur les formations supérieures en matière
d'énergie et de santé, ont associé plus particulièrement les
universités et écoles d'ingénieurs de la délégation française, ainsi
que leurs homologues brésiliens. Cette demi-journée de discussion, se
tenant à l'Académie brésilienne des Sciences a pu être inaugurée par un
panorama sur la science brésilienne.
La présence d'entreprises
française (Servier) et brésilienne (Petrobras) et la composition de
qualité des intervenants des établissements (Coppe/UFRJ et Université
de Lyon 1 pour l'énergie ; Fondation Oswaldo Cruz, Universités de
Provence et de Lille 2 pour la santé) ont permis une grande richesse
des échanges, en soulignant notamment des disfonctionnements pouvant
entraver la coopération franco-brésilienne (par exemple, le manque de
financement français pour des bourses destinées à nos propres étudiants
vers le Brésil, ou encore les difficultés faites aux stagiaires
d'observation en médecine brésiliens).
Cette même journée du 8
octobre, à la Maison de France, les établissements français ont
également mené des rendez-vous de recrutement ou d'information, ciblés
sur des étudiants à fort potentiel et préalablement sélectionnés sur
CV. Plus de 450 entretiens se sont ainsi tenus, constituant, selon les
établissements français, l'un des succès de cette Semaine
franco-brésilienne de l'Enseignement Supérieur.